5 moments orgasmiques offerts par le Sporting Club de Bastia

« Bravo à Bastia, ils ont plus de couilles que nous » disait le regretté Loulou Nicollin en 2009. Et dieu sait que pour prendre, et surtout donner du plaisir aux autres, elles sont plus qu’importantes ces deux-là… Oyez oyez chers supporters Bianch’e turchini ! En ce jour international de l’orgasme, voici cinq moments magiques qui vous ont sûrement fait grimper aux rideaux ! (Tous sélectionnés lors des dix dernières années pour des raisons pratiques).

7 mai 2011 :

Qu’est-ce qui grand et qui donne du plaisir ? C’est Idrissa Sylla (et son mètre 87) bien sûr !

Après plus de cinq ans de galère et deux relégations, en Ligue 2 puis en National, le Sporting est de retour dans le monde professionnel. Après avoir officiellement assuré sa montée en deuxième division trois journées plutôt, Bastia reçoit l’US Créteil Luisitanos avec l’objectif d’être sacré champion de France de National. Malheureusement, les hommes de Frédéric Hantz encaissent un but dès la 28ème minute de jeu par l’intermédiaire de Djiman Koukou. A ce moment-là, les quelques 5186 personnes ne s’imaginent pas que le scénario du match auquel ils assistent va les marquer à jamais. Une fois de retour des vestiaires, le Sporting passe la seconde, revient dans le match et égalise (Suarez, 58ème). A la 80ème minute, Idrissa Sylla, attaquant alors prêté par Le Mans FC, fait son entrée. Douze minutes plus tard, il délivre tout un peuple. Bien placé au second poteau, il réceptionne un centre de Cioni, amorti de la poitrine et pousse le ballon au fond des filets. Le stade exulte. « Nous sommes champions ! tout le monde est sur la pelouse ! » s’exclame Jean Pruneta, commentateur mythique du football corse à la radio.

Alors quel club peut s’assoir à la table du SCB et dire : « il y a plus d’ambiance dans mon stade de national » ? Personne.

13 février 2012 :

Il parait que quand Sadio Diallo marque de la tête, c’est aussi bon que de planter son javelot dans la moquette.

Surprenant troisième de ligue 2, et fraîchement promu, le Sporting Club de Bastia se déplace à Monaco pour la 23ème journée de championnat. Relegué neuf mois plus tôt dans l’antichambre du football français, l’ASM n’y arrive pas malgré la présence de grands noms dans son effectif (Subasic, Kurzawa, Germain, Giuly). Si les deux équipes se rendent occasions pour occasions durant toute la partie, c’est bien les Bleus qui vont l’emporter, devant près de 3000 supporters bastiais. A la 86ème minute de jeu, Rothen est au corner. Il s’élance et dépose le ballon sur Sadio Diallo, qui d’une tête piquée, vient battre le portier monégasque. C’est la folie dans le parcage, à tel point que certains supporters sautent par-dessus la barrière de sécurité, pour célébrer le but. Bastia l’emporte finalement et s’empare de la tête du championnat. Une place qu’ils ne quitteront plus jusqu’à la fin de la saison.

18 août 2012 :

Si pour certains, le Brésil c’est le soleil, la plage et les filles en bikini, pour les supporters du Sporting, c’est la même chose, Araujo Ilan en plus. Enfin, du moins le temps d’un soir d’été 2012.

Sept ans après l’avoir quitté, le Stade Armand-Cesari réaccueille une rencontre de Ligue 1. Pour la réception du Stade de Reims, et malgré la fermeture de la tribune Est, 14 000 spectateurs ont fait le déplacement. Furiani est survolté. Les joueurs n’ont qu’une envie : offrir une victoire à leurs supporters. C’était sans compter sur Nicolas Fauvergue qui, décidé à refroidir l’atmosphère, reprend victorieusement un centre et ouvre le score pour les visiteurs (5ème). Ce n’est qu’à l’heure de jeu que Bastia revient dans le match grâce à un pénalty d’Anthony Modeste. Après deux exclusions, Reims se retrouve à neuf et vint le tour d’Ilan… Au bout du bout du temps additionnel, le Brésilien, fraîchement débarqué de l’AC Ajaccio, est à la réception d’un centre de Modeste. Il contrôle et allume du pointu. Agassa est battu, deux buts à un pour Bastia (95ème). Comme un symbole, Ilan donne la victoire aux siens devant la tribune Ouest, là où le groupe de supporters bastiais s’est exilé après la suspension de leur tribune attitrée. C’est beau le football.

10 janvier 2015 :

Imaginez. Vous êtes un garçon lambda, un peu geek et plutôt boutonneux. Sur un malentendu, vous arrivez à décrocher un rendez-vous avec une superbe mannequin. Au début de votre « date », rien ne se passe comme prévu, vous n’êtes pas très à l’aise et enchainez les gaffes. Tout à coup, vous sortez une blague, une phrase, qui la fait craquer… Elle n’oubliera jamais ce moment et tombe amoureuse de vous.

C’est un peu ce qui est arrivé à Julian Palmieri en cet après-midi de janvier 2015. Le contexte est simple : Bastia, 19ème, accueille l’ogre parisien de Zlatan Ibrahimovic et autre Cavani. Après vingt minutes de jeu, les Bleus sont menés deux buts à rien. De quoi présager une rencontre cauchemardesque. Par miracle, et contre le court du jeu, ils parviennent à revenir à deux partout juste avant la mi-temps.

A la 56ème minute, Boudebouz est au corner. Il tire au premier poteau, Rabiot repousse le ballon… Et boum ! La jouissance ! Julian Palmieri reprend le cuir des vingt mètres et un envoie un missile, du droit, dans la lucarne de Nicolas Douchez. Les supporters hurlent de plaisir. Bastia l’emporte finalement quatre buts à deux et ce but sera élu comme le plus beau de la saison. Wahou, quel pied !

4 février 2015 :

Si Georges Brassens était Bastiais, il aurait sûrement chanté : « Quand je pense à Fernande, je bande. Quand je pense à Squillaci, je bande aussi ». C’est probablement ce qu’ont ressenti les 4000 Turchini présents ce soir-là sur le Rocher, encore une fois, lorsque l’international français a envoyé le Sporting au Stade de France.

Berbatov, Martial et Carvalho accueillent le SCB pour la demie finale de la 21ème édition de la Coupe de la ligue. L’enjeu est simple : rejoindre le Paris Saint-Germain en finale. Après un match soporifique (0-0), les deux équipes doivent se départager aux tirs aux buts. Après huit tirs de chaque côté, les deux équipes sont à égalité, six à six. Le numéro 7 monégasque Nabil Dirar, s’élance pour le neuvième tir au but des siens et tape la barre transversale. La balle de match est entre les mains de Sébastien Squillaci, joueur formé à l’AS Monaco. L’arbitre siffle, il prend son élan, lance sa course et frappe au milieu : but ! A l’image des commentaires de Jean-Philippe Thibodeau, le public est en transe. Envahissement de terrain, c’est une véritable orgie sur la pelouse du stade Louis II. Treize ans après la finale de Coupe de France perdue contre Lorient (0-1), le Sporting retrouve le Stade de France. Plus de 30 000 Corses feront le déplacement, soit un corse sur dix. Bastia s’inclinera quelques semaines plus tard face au Paris Saint-Germain (0-4).

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