5 raisons de regarder… la JVC Kenwood Race of Japan

Troisième étape asiatique pour le WTCR Oscaro. Du 26 au 28 octobre, la coupe du monde FIA de voitures de tourisme sera au pays du soleil levant. Pour la JVC Kenwood Race of Japan 2018, les pilotes vont se frotter au mythique circuit de Suzuka. Voici cinq raisons de ne pas manquer l’avant dernière manche du championnat.

Un retour

L’édition 2018 de la JVC Kenwood Race of Japan, sera marquée par un évènement : le retour de Tiago Monteiro. A suzuka, le pilote de 41 ans reprendra du service, 415 jours après avoir failli perdre la vie lors de son accident sur le circuit de Barcelone. « Je ne sais pas quoi dire tellement il est bon de revenir. Il y a eu des moments où tout semblait très sombre, mais je n’ai jamais perdu espoir. Je savais que ce jour viendrait » explique le Portugais. Remplacé par Benjamin Lessennes depuis le début du championnat, puis par Ma Quinq Hua lors des deux dernières manches chinoises, Tiago Monteiro prendra le départ de la manche japonaise au volant d’une Honda Civic TypeR TCR. S’il ne se fixe pas d’objectif sur cette course, il a une chose en tête : « revenir à temps pleins pour la saison 2019 du WTCR Oscaro ».

Une lutte

Mathématiquement, et sachant qu’il est possible d’engranger un maximum de 174 points sur les deux dernières manches du championnat, ils sont encore quinze pilotes à pouvoir prétendre au titre : de Gabriele Tarquini (241 pts) à Denis Dupont (69 pts). Si Dupont, Berthon, Bennani, Shedden et Comte semblent trop loin du trio de tête (Comte, dixième, compte 95 points de retard sur Muller, troisième), dans le top 10, tout est encore possible ! Quatrième, Pepe Oriola n’est qu’à 27 points d’Yvan Muller, tandis que Vervisch, huitième, n’est qu’à quinze points de l’Espagnol. Bref vous l’aurez compris, les six dernières courses (trois au Japon, et trois à Macao) du WTCR Oscaro, seront le théâtre de terribles luttes. Petit conseil : lorsque vous serez tranquillement installé devant votre écran d’ordinateur, connecté sur https://wtcr.oscaro.com pour les qualifications (le 26/10 à 5h25), et pour la Race 1 (le 27/10 à 6h30), pensez à prendre votre calculatrice !

Un mythe

La neuvième manche du WTCR Oscaro se déroulera sur le circuit mythique de Suzuka au Japon. Créé en 1962, il a une particularité : le tracé forme un huit, et non une boucle. D’une longueur de 5,807 kilomètres, le circuit a, au cours de son histoire, été le théâtre d’évènements tragiques. Deux pilotes y ont perdu la vie : Daijiro Kato en 2003 (Moto GP) (ici, découvrez comment Pepe Oriola lui a rendu hommage), et Jules Bianchi en 2014 (F1) *.

Par ailleurs, la JVC Kenwood Race of Japan 2018 se déroulera en même temps qu’un autre mythe du motorsport, la Super Formula, le championnat japonais de monoplace. « Pour un pilote débutant, il est quasiment impossible de faire des résultats dans ce championnat, tellement il est compliqué » souligne Pierre-Louis Loubet, pilote en WRC 2. Et comme il faut toujours une exception pour confirmer la règle, souvenons-nous qu’en 2017, Pierre Gasgly, aujourd’hui pilote de F1, avait, pour sa première saison en Super Formula, terminé vice-champion de la catégorie.

Un champion

Champion du TCR Benelux 2018. C’est avec cette nouvelle ligne à son palmarès que Jean-Karl Vernay prendra part à la neuvième étape de la Coupe du monde de voitures de tourisme. « Une récompense géniale pour l’équipe WRT et pour le Team Lukoil Leorpard » selon le numéro 69 du WTCR Oscaro (lien). En terminant en sixième et septième position, le week-end dernier à Barcelone, il n’a, cependant, pas réussi à remporter le TCR Europe. Insatisfait, il s’est confié : « C’est toujours décevant de perdre un championnat. Surtout quand on est encore en mesure de le gagner à une course de la fin. Mais je pense qu’on peut être fiers de notre deuxième place ». Vice-champion d’Europe, à 22 longueurs de l’Espagnol, Mikel Azcona (181 pts), Jean-Karl Vernay (159 pts) aura à cœur de se positionner aux avants postes à Suzuka. Il faut marquer des points, s’il veut espérer décrocher le titre de champion du monde, à Macao, en novembre prochain.

Un dernier espoir

Si la plupart des pilotes ont déjà leur baquet réservé pour la saison prochaine, certains ont encore un avenir incertain (du moins, on le suppose). Pour participer au WTCR 2019, il faut faire ses preuves dans la discipline. Les pilotes à la traîne au classement, n’ont donc plus que deux manches, dont la JVC Kenwood Race of Japan, pour prouver de quoi ils sont capables. A Suzuka, ils auront à cœur de se démarquer à l’heure où les places sont de plus en plus chères. Parmi eux, Zsolt David Szabo (4 pts), John Filippi (14 pts), Norbert Nagy (18 pts), Aurélien Panis (28 pts) ou encore Mato Homola qui n’a scoré que sur un seul week-end (38 pts au Portugal) … Allez les gars, faites chauffer les moteurs !

*Jules Bianchi est victime d’un grave accident lors du grand prix de F1 du Japon en octobre 2014. Lancé a plus de 250 km/h, il percute une dépanneuse, qui dégageait la monoplace d’Adrian Sutil.  Le pilote français décèdera de ses blessures le 17 juillet 2015.

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