Ça swing !

En plus d’être l’une des références du Touring mondial, Jean-Karl Vernay, 31 ans, vainqueur du TCR International Series 2017, est passionné de golf.

Entre deux manches du WTCR Oscaro, c’est toujours la même rengaine. Du temps libre, un parcours, quelques rayons de soleil et il n’en faut pas plus à Jean-Karl Vernay pour prendre part à sa passion, le golf. « Je suis vraiment fan. J’aime ça. J’adore le golf autant que la voiture » raconte le pilote de 31 ans.

Lorsqu’il découvre le green, le natif de Villeurbanne n’a que huit ans. Vingt-trois années plus tard, ce sport ne l’a pas quitté. « En grandissant, je me suis mis à y jouer de plus en plus sérieusement. J’ai eu la chance de rencontrer des golfeurs du Tour européen (compétition la plus importante d’Europe) qui sont maintenant des amis ».

S’il avoue se « débrouiller correctement, sans avoir le niveau pour faire de la compétition », Vernay se donne régulièrement à sa passion. A ce jour, l’un de ses sponsors personnels possède même son propre golf, Le Golf de Preisch, à la frontière franco-luxembourgeoise.  C’est d’ailleurs là-bas qu’il aimerait y faire son après carrière de pilote de course. « Pour l’instant, on en est encore loin ! » plaisante le Français avant de reprendre son sérieux : « Aujourd’hui, je travaille un peu pour ce golf. J’essaie de le mettre en valeur lors de différents tournois, par exemple. D’ici une quinzaine d’années, j’aimerais m’y consacrer à plein temps ».

Une éternelle remise en question

Malgré les apparences, les deux sports de prédilection de celui que l’on surnomme JK SAN (le sport automobile et le golf) ont de nombreux points communs. Le voilà qu’il les énumère : « Dans les deux cas, il faut être prêt physiquement, avoir une bonne coordination et faire preuve d’une grande concentration ». C’est principalement dans ce dernier domaine que Vernay avoue avoir le plus de choses à apprendre : « je suis impatient et très impulsif. Le golf est donc une forme d’entrainement pour la compétition automobile. Ça m’aide à me canaliser, à être plus cool. »

En véritable compétiteur et « passionné de gagne » comme il se définit, le numéro 69 du championnat du monde de voitures de tourisme pratique le golf par loisir, certes, mais aussi pour « pousser la performance et le niveau d’exigence autant qu’en sport automobile ». Pour cela, il n’y a pas de secret. Il ne peut compter que sur lui-même. « C’est l’un des rares sports où, si tu joues mal tu ne peux t’en prendre qu’à toi-même. Ça ne sert donc à rien de casser un club si tu te loupes ». C’est à cet instant que la concentration prend toute son importance. Il faut rester focus et se remettre en question après chacun des coups. Jean Karl Vernay livre une anecdote :

« Une fois, j’ai fait un parcours en -1 (ndlr, un coup de moins que prévu pour terminer ce parcours), je pensais avoir tout compris. Le lendemain, j’ai refait exactement le même parcours mais je l’ai terminé en +13. J’étais plus bas que terre. Conclusion : il ne faut jamais se dire qu’on a compris, c’est la plus grande erreur que l’on peut faire dans le golf ».

Le golf ou le sport automobile ? Pour lui, impossible de choisir. Une chose est sûre, dans ces deux sports, deux des maîtres mots sont la « la répétition et la régularité ». Et en jouant le titre sur chacune des compétitions de motorsport auxquelles il prend part depuis quelques années, ça, Jean-Karl Vernay l’a bien compris.

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