C’est quoi l’ERC ?

Lorsque l’on parle « rallye », le grand public pense directement au WRC (World Rally Championship). Mais les plus férus le savent. Dans le paysage du rallye mondial, il existe bien d’autres championnats compétitifs, parmi lesquels l’ERC (European Rally Championship). Un peu plus méconnu que son grand frère, il n’en n’est pas moins intéressant, au contraire. Organisé par Eurosport Event, sous l’égide de la Fédération Internationale de l’Automobile, l’ERC 2018 démarrera aux Açores, le 22 mars prochain, pour sa 66ème édition.

Des terres volcaniques des Açores, aux sites arides chypriotes, des rues pavées de Rome, aux forêts lettonnes, le championnat d’Europe des Rallyes (FIA ERC) est un tableau, qui regroupe, parmi les plus beaux paysages du Vieux Continent. Il est une scène de spectacle à ciel ouvert, qui de mars à octobre, fait vibrer les passionnés de sport automobile à travers l’Europe entière.

Dans son histoire, le championnat a connu deux changements majeurs. Créé en 1953, sous le nom de Championnat européen de Grand Tourisme, il est devenu le Championnat d’Europe des Rallyes en 1961. En 2013, il fusionne avec l’Intercontinental Rally Challenge (IRC), devenant ainsi l’European Rally Championship.

Un tremplin

Lors de la première manche de la saison 2018 (Azores Airlines Rallye), 35 voitures de type R5 (quatre roues motrices, catégorie reine de l’ERC) prendront le départ. Soit seulement deux voitures de moins que le record établi en 2017, lors du Barum Czech Rally Zlín, avec 37 R5 engagées. Un nombre conséquent donc, qui prouve que l’année à venir s’annonce encore plus compétitive que les précédentes.

Selon la FIA, la croissance de l’attractivité du championnat est simple à expliquer : « c’est le terrain d’entraînement ultime pour les jeunes pilotes qui rêvent d’atteindre les sommets ». L’organisation parle évidemment en connaissance de cause. Sur les vingts pilotes engagés en WRC en 2018, neuf d’entre eux sont passés par l’ERC. Parmi eux, Andreas Mikkelsen (NOR), Thierry Neuville (BEL) ou encore Jari-Matti Latvala (FIN).

Et les Frenchies ?

Cette année, Pierre-Louis Loubet (FRA), 21 ans, pilote chez BRC Racing en WRC2, et membre du Team Oscaro prendra le départ de deux manches du championnat d’Europe, au volant de sa  Hyundai i20 R5. Un championnat bien connu de la famille Loubet, puisque qu’Yves, le père de « Pilouis », l’a déjà remporté en 1989.

A ses côtés, ils ne sont que cinq autres tricolores à être devenus champion d’Europe, depuis la création de la compétition, en 1953 : Simon Jean-Joseph (2007 et 2004), Pierre-César Baroni (1993), Bernard Darniche (1976 et 1977), Jean-Claude Andruet (1970) et Paul Coltelloni (1959). Avec leurs trois titres chacun, Luca Rossetti (ITA) et Sobieslaw Zasada (POL) se partagent la première place du palmarès de l’ERC.

En 2018, huit rallyes sont au programme: cinq sur terre et trois sur asphalte (six en ERC U28, trois sur chaque surface). A savoir que les six meilleurs résultats de chaque pilote seront pris en compte pour le classement final. Dans la catégorie ERC U28 (où évoluera Pierre-Louis Loubet), seules les quatre meilleures manches seront décisives.

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