Et si c’était ça, le bug de l’an 2000 ?

Dimanche soir, le Paris Saint-Germain s’est largement imposé face à son rival marseillais lors de la 27ème journée de Ligue 1 2017-2018 (3-0). Autour de cette rencontre, comme un air de déjà vu: deux grands clubs, de l’engagement, et une défaite trois buts à zéro de l’Olympique de Marseille. Vous ne le saviez sûrement pas, mais le scénario de la rencontre était déjà écrit depuis près de 18 ans. Souvenez-vous le 25 novembre 2000.

A l’époque, le septième du championnat de France reçoit le seizième. A chaque équipe, sa ribambelle de stars : un ballon d’or, des internationaux à foison et plusieurs joueurs ayant un titre européen à leur palmarès.

Sur le flanc droit de la défense de l’équipe victorieuse, un brésilien. A toute vitesse, il déborde, va, vient et fait lever la foule. Du haut de son mètre 72, celui qui a fait ses débuts dans le championnat carioca semble infatigable. Même poste, même nationalité, même taille, et (presque) mêmes qualités que Dani Alves. Pourtant, l’ancien Barcelonais n’était pas encore footballeur professionnel en 2000.

Comme Rolando, un CSC. Comme Cavani, un plat du pied

En ce soir de novembre du nouveau millénaire, l’ambiance bat son plein. Peu avant la mi-temps du match, un joueur déborde. Cheveux bruns au vent, tel Adrien Rabiot, il accélère sur le côté gauche, et centre. Il trouve un attaquant. Ce dernier touche le ballon. Avec un peu de chance (ou de malchance, selon le côté où l’on se place), un Marseillais pousse le ballon au fond de ses propres filets. Un but quasi-semblable à celui inscrit par Rolando face au Paris Saint-Germain. Signe du destin ou simple coïncidence ?

Encore plus fort. Au retour des vestiaires, les futurs vainqueurs continuent leurs assauts. Une stratégie payante, puisqu’à la suite d’une contre-attaque, l’un des meilleurs buteurs du championnat, numéro neuf sur le dos, bat le gardien olympien d’un plat du pied imparable. Un but inscrit à la 55ème minute. Hasard ou pas, Cavani marquait exactement au même moment lors du dernier ‘Clasico’.

Remake. Enfin presque…

Troublant n’est-ce pas ? Rassurez-vous, ce n’est pas tout à fait ce que vous croyez.

Première différence : le troisième but de la partie est arrivé en fin de match (à la 78ème minute plus exactement). Le défenseur droit aux allures de Dani Alves s’appelait Démétrius Ferreira. On vous l’accorde, ça fait moins rêver. Et Le numéro neuf ? Frédéric Née. Ajoutez à cela, Pierre-Yves André dans le rôle du centreur, Stéphane Trévisan à la place de Rolando et vous n’êtes plus très loin du compte.

Ah oui, il y a 18 ans, cela ne s’est pas déroulé au Parc des Princes. C’était au stade Armand Cesari, et le Sporting Club de Bastia infligeait sa neuvième défaite de la saison à l’Olympique de Marseille (3 buts à 0, donc). Et puis, on ne vous a pas menti : deux grands clubs, des internationaux et un ballon d’or (George Weah) étaient bien sur la pelouse, ce fameux 25 novembre 2000. C’est à se douter si les Parisiens n’étaient pas devant leur télévision ce soir là… “Prenez exemple sur ceux qui réussissent, et efforcez-vous de faire aussi bien” disait l’autre.

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