John Filippi : “Changer de stratégie”

A 23 ans, John Filippi, s’apprête à démarrer une cinquième saison dans l’élite du Touring car. Pour cet exercice 2018, il réintègre l’écurie espagnole Campos Racing, un an seulement après l’avoir quitté.

Bonjour John, comment te sens-tu à quelques semaines du début du championnat WTRC Oscaro ?

Je suis très confiant pour cette nouvelle saison. Je rejoins une équipe que je connais bien car j’y ai fait mes débuts en Touring Car. Cette année, le championnat va connaître beaucoup de changement. Je pense qu’avec ces paramètres-là, c’est un avantage de pouvoir travailler avec des personnes de confiance. J’ai fait mes gammes en TC1 avec Campos Racing (de 2014 à 2016) et c’est un plaisir d’y revenir, maintenant que j’ai progressé.

Justement, que penses-tu du nouveau règlement ?

C’est une très bonne chose. En termes de compétitivité, cette année va être très intense. D’autant plus qu’en face de moi j’aurai d’excellents pilotes, dont la plupart ont beaucoup d’expérience. Le nouveau règlement va redistribuer les cartes. Les pilotes vont devoir s’adapter à une nouvelle catégorie de voiture. Ça remet tout le monde au même niveau. Je suis impatient de commencer. Je veux montrer que je suis capable de rivaliser avec mes adversaires.

Tu vas donc découvrir une nouvelle voiture ?

Oui, je vais courir sur une Cupra TCR (Cupra est une marque sportive créée par le constructeur espagnol, Seat). Une voiture qui m’est plutôt familière puisque j’avais une Seat Leon TC2, en 2014, lors de mon titre de vice-champion du monde en TC2. Mais je suis conscient que cela sera totalement différent puisque, cette saison, le championnat se disputera sous la réglementation technique du TCR. Les voitures seront donc, sûrement moins puissantes, et un peu plus lourdes que les années précédentes.

Et termes de performance, que vaut la Cupra ?

On va attendre de voir le niveau de la voiture avec la BOP (Balance of performance), et ensuite on avisera. Une chose est sûre : il va falloir que je m’adapte le plus rapidement possible, et je compte sur ma nouvelle équipe pour m’y aider.

En fonction de tous ces facteurs, quels objectifs te fixes-tu ?

 

Je vais changer de stratégie. Jusqu’à maintenant je me focalisais sur ce que je pouvais faire sur l’ensemble de la saison. Cette année, je vais prendre les courses, les unes après et les autres, et je vais tout faire pour être le plus performant sur chacune d’entre elles. Il va falloir être agressif pour terminer à la meilleure place possible. Et cela commence par une bonne course lors de la 1ère manche à Marrakech (7-8 Avril 2018).

Et sur le long terme ?

Je n’y ai jamais vraiment réfléchi… Pour y répondre, je dirai que tout sportif rêve de devenir un champion. Je vais continuer à travailler dur, persévérer et on verra où cela me mène.

Un mot sur tes nouveaux coéquipiers ?

Pour le moment, je n’en connais qu’un : Pepe Oriola. Nous sommes, tous les deux, de très jeunes pilotes, même si je pense qu’il est un peu plus expérimenté que moi (Oriola est le plus jeune pilote ayant participé au WTCC, à l’âge de 16 ans). Pour mettre toutes les chances de notre côté, il va falloir qu’on travaille ensemble, et qu’on se tire vers le haut. Si l’un est devant, l’autre devra tout faire pour se mettre à son niveau. Il faudra utiliser cette énergie pour progresser ensemble, et faire les meilleurs résultats possibles.

Tu te prépares comment pour être prêt le jour J ?

C’est très simple. Comme tout sportif de haut niveau, il y a une partie de préparation physique, et de la pratique. D’abord, je fais des exercices de « cardio » pour être capable de garder la cadence sur les courses éprouvantes, et ensuite j’essaie de développer au maximum mes réflexes pour être au taquet les jours de compétition. Par contre, en ce qui concerne la pratique, c’est un peu plus compliqué. Mis à part, lors des séances d’essais sur circuit (généralement deux dans la saison), je travaille principalement sur des simulateurs.

 

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