De Bastia… à la Coupe du monde

Grâce à Florian Thauvin et Wahbi Khazri, l’ombre du Sporting Club de Bastia va planer sur la Coupe du monde 2018. Tous deux anciens joueurs du SCB, ils ont été choisis par leur sélectionneur pour représenter leur pays au mondial. Si cette année aucun membre du club n’ira en Russie (sûrement dû au fait que l’équipe n’évolue qu’en N3), il fût un temps où les meilleurs éléments du Sporting disputaient le mondial. Retour sur ces joueurs qui ont participé à la Coupe du monde lors de leur aventure bastiaise.

Johnny Rep, Pays-Bas, 1978 en Argentine :

Si pour Mickey 3D, Johnny Rep est celui qui évite les croche-pieds. Pour les supporters du Sporting, il reste le plus grand joueur de l’histoire à avoir joué sur l’île de beauté.  Après avoir remporté deux Ligues des champions avec l’Ajax d’Amsterdam, participé à une finale de Coupe du monde en 1974 avec les Pays-Bas, et fait les beaux jours du FC Valence, Rep débarque à Furiani. Courtisé par le Réal Madrid, il choisit de se rendre en Corse, et amène le SCB en finale de la Coupe de l’UEFA avant de s’incliner face au PSV Eindhoven. Deux mois plus tard, il atteint de nouveau une finale, cette fois-ci avec sa sélection. Malheureusement pour lui, il connait un nouvel échec. Les Oranje, orphelins de Cruyff, sont défaits 3 buts à 1 par l’Argentine lors de l’ultime rencontre du mondial 1978. Avec le maillot bleu, Rep va marquer 44 buts en deux saisons.

Claude Papi, France, 1978 en Argentine :

Quand Papi faisait de la résistance. Dans l’ombre de Michel Platini au poste de numéro 10 de l’équipe de France, Claude Papi, légende de Furiani, n’a jamais baissé les bras. Finaliste de la coupe de l’UEFA quelques jours auparavant, il devient, face à la Hongrie, le premier joueur bastiais (et encore le seul à ce jour) à évoluer avec la tunique bleue lors d’une phase finale de Coupe de monde. Enfin pas tout à fait… Ce jour-là, l’Equipe de France joue avec un maillot vert et blanc. Celui du club local de Kimberley. La raison ? Les deux équipes portent un maillot blanc et aucun des deux ne peut (ou ne veut) se changer (les tenues françaises étant déjà reparties au pays). Au final, les Bleus s’imposent 3 buts à 1 et terminent à la troisième place de leur groupe, derrière l’Italie et l’Argentine. Quant à Claude Papi, il jouera 46 minutes lors de ce mondial. Une bagatelle à côté des 479 rencontres disputées sous le maillot bleu bastiais.

Roger Milla, Cameroun, 1982 en Espagne :

Au début des années 90, il danse le Milla. En Italie, il forge sa légende en inscrivant un doublé face à la Colombie, permettant ainsi au Cameroun de devenir la première nation africaine à atteindre le stade des quarts de finale de la Coupe du monde. Huit ans plus tôt, Roger Milla, alors joueur du SCB, participe à son premier mondial. Si à Bastia, et dans le championnat de France, tout se passe à merveille (60 buts en 113 matchs avec le Sporting), en Espagne, pays organisateur, les choses se déroulent différemment. Ex-aequo avec le futur champion du monde italien (avec trois points) et invaincus à l’issue de la phase de groupe, les Lions indomptables de Milla se voient éliminés de la compétition. Ils terminent à la troisième place d’un groupe composé de la Pologne, du Pérou et donc de la Squadra Azzura.

Ali Boumnijel, Tunisie, 1998 en France et 2002 en Corée du Sud et au Japon :

Prince Ali, oui c’est bien lui, Ali Boumnijel… Il aurait sûrement préféré avoir un rôle dans Aladdin plutôt que de s’incliner face à Jean-Claude Darcheville, en finale de la coupe de France 2002. En six saisons sur l’île de beauté, il n’a participé qu’a trente-six rencontres. Peu, mais suffisant pour participer à deux Coupes du monde lors de son aventure bastiaise. S’il ne dispute aucune minute avec les Aigles de Carthage lors de la Coupe du monde 1998, en 2002, il est le gardien titulaire de la sélection. Dans une poule composée du Japon, de la Belgique et de la Russie, il va chercher le ballon au fond de ses filets à cinq reprises. Après un match nul (1-1 contre la Belgique) et deux défaites, Boumnijel et les siens terminent dernier du groupe H.

Chaouki Ben Saada, Tunisie, 2006 en Allemagne :

Le Sporting a formé des grands noms : Michaël Essien, Alexandre Song, Wahbi Khazri… et l’immense Chaouki Ben saada. A 33 ans, il est le seul joueur de la liste encore en activité. Auteur de quinze matchs en L1 cette année avec Troyes, Ben Saada participe à sa 18ème saison en professionnel, parmi lesquelles sept au SCB. En Corse, il dispute 187 matchs et inscrit 19 buts. Malgré la descente en deuxième division du club de sa ville natale en 2005, Chaouki Ben Saada est sélectionné avec la Tunisie, pour la coupe du monde 2006. Une expérience qui n’est pas couronnée de succès, puisque les Aigles de Carthage sont éliminés de la compétition dès le premier tour (3ème du groupe H avec 1 point). Chaouki Ben Saada n’y jouera qu’onze petites minutes.

Mickaël Landreau, France, 2014 au Brésil :

Un record, et un mondial. Voilà comment définir la dernière saison de Mickaël Landreau au SCB. Ce n’est pas pour ses deux saisons passées en Corse que Landreau restera dans l’histoire mais plutôt parce que c’est sous le maillot bastiais qu’il est devenu le joueur le plus capé de l’histoire du championnat de France avec 618 rencontres. En guise de récompense, le gardien de but aux onze sélections est appelé par Didier Deschamps pour participer à la Coupe du monde 2014. La suite on la connait… un but de Mats Hummels, une parade de Manuel Neuer, une défaite en quart de finale du mondial pour les Bleus et aucun temps de jeu pour Mickaël Landreau.

Il aurait pu faire partie de cette liste :

Jozef Mlynarczyk, Pologne, 1986 au Mexique :

Le gardien moustachu appartient au SCB jusqu’en janvier 1986. Lors du mercato hivernal, il s’engage avec le FC Porto. Six mois plus tard il participe à la Coupe du monde avec la Pologne. Avec sa sélection, il atteint le stade des huitièmes de finale, avant d’être lourdement défait par le Brésil de Socrates (0-4).

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