Echec et Mato Homola

Après quatre manches sans marquer le moindre pion, Mato Homola, 23 ans, pilote de l’équipe DG Sport compétition, a inscrit son nom sur l’échiquier du WTCR Oscaro 2018 à Vila Real. Tel un cavalier fou, il a maté ses adversaires pour scorer 38 points. Un timing parfait pour le Slovaque, qui courra à domicile lors de la prochaine étape du championnat, le 13 juillet prochain. Sur ses terres, il essaiera de s’imposer en maître.

Bonjour Mato. Après un grand week-end de course au Portugal, tu as marqué tes premiers points et remporté ta première course de la saison. Heureux ?

Evidemment ! C’est un très bon résultat après un mauvais début de saison de ma part. Je ne m’attendais pas à faire une telle performance à Vila Real. Pendant les qualifications du dimanche, je me sentais bien. A chaque virage j’essayais d’en faire un peu plus. Malheureusement (Ndlr, ou heureusement) j’ai fait une petite erreur qui m’a fait terminer à la huitième position des qualifs, ce qui m’assurait une troisième place sur la grille de départ (le départ de la Race 2 se fait en grille inversée : le premier des qualifications part dixième, le deuxième, neuvième etc. et inversement…). Avant la course j’avais pour objectif de terminer sur le podium. Je n’imaginais pas l’emporter et puis… j’ai fait une très bonne course. J’avais besoin de cette victoire. C’est parfait, je dois continuer comme ça.

Tu t’es imposé devant Yvan Muller, leader du championnat, qui, la veille, avait remporté la Race 1. Raconte-nous ta lutte avec le quadruple champion du monde de voitures de tourisme.

Quand j’ai pris le joker lap (un parcours alternatif obligatoire, plus long de deux secondes), Yvan était en première position. Il était un peu plus rapide que moi mais j’ai vu que je pouvais le rattraper. Le tour suivant, j’ai poussé et j’ai fait mon meilleur temps. C’est là que j’ai compris que je pouvais aller le chercher au moment où il prendrait le joker lap. Et c’est ce qui est arrivé.

Quand il est sorti du joker lap, honnêtement, je ne savais pas s’il était à côté de moi ou s’il était derrière. Je ne pouvais pas le voir car j’avais mon flanc gauche tout arraché. Et, au premier virage je me suis rendu compte que j’étais en tête. Là, je me suis dit « ok, c’est bon. Maintenant concentre toi sur le dernier tour et ça ira ».

WTCR Vila Real: Don't Crack Under Pressure Moments

The FIA WTCR / Oscaro at #VilaReal was host to more than a few high-pressure moments this weekend as Mato Homola performed the perfect joker lap and zoomed into first place, unseating the touring car legend Yvan Muller! Congratulations for the magnificent performance, Mato! #TAGHeuerIsMotorRacing #DontCrackUnderPressure

Publiée par TAG Heuer sur Lundi 25 juin 2018

Tu faisais pourtant parti des onze pilotes n’ayant jamais couru sur le circuit de Vila Real.

Oui, surtout que c’est un circuit vraiment difficile. Il faut raser les murs et prendre les bonnes trajectoires sur chacun des virages. C’était très difficile de trouver un bon rythme. Mais tour après tour, je me suis habitué à la piste et j’ai commencé à emmagasiner de la confiance. Et on connaît le résultat.

Tout ça à quelques jours de La race of Slovakia.

C’est le timing parfait ! Mes derniers résultats vont sûrement inciter les supporters slovaques à se déplacer en nombre. Ils sont très contents de ma victoire. Ils attendent la race of Slovakia avec impatience. Avec leur soutien, j’espère pouvoir réaliser une grande performance. J’ai vraiment hâte d’y être.

Tu connais bien le tracé du Slovakiaring. Cela te place parmi les favoris ?

C’est un circuit que j’apprécie. Il est rapide et les virages aussi, j’aime beaucoup cela. Alors oui, je connais mieux la piste, mais les autres pilotes sont vraiment très forts et très expérimentés. Une fois qu’ils auront roulé lors des séances d’essais (FP1 et FP2), ils seront tout aussi rapides que moi. C’est pour cela que je compte sur l’appui du public.

Le WTCR Oscaro ça représente quoi pour toi ?

J’ai attendu ce moment toute ma vie. J’ai appris que j’allais participer au WTCR Oscaro en février. Depuis ce jour, je vis un rêve éveillé. Vous savez, à l’âge de 4 ans déjà, je rêvais d’être pilote de course. Mais à l’époque, ma famille n’avait pas assez d’argent pour me payer un kart. J’ai donc fait du football en attendant… Et à l’âge de 13 ans, j’ai enfin eu mon premier kart et maintenant je suis là, pilote dans un championnat du monde. C’est le top du sport automobile. J’espère devenir de plus en plus rapide au fil du temps, gagner de plus en plus de courses, et atteindre les sommets dans le futur.

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