Lubomir Moravcik : « Bastia, des moments inoubliables ! »

Lors de la Race of Slovakia, sixième manche du WTCR Oscaro, John Filippi a reçu la visite surprise d’une ancienne star du football bastiais, Lubomir Moravcik. Entretien.

Dans l’un des garages du Slovakiaring, un circuit automobile perdu dans la nature slovaque, à une cinquantaine de kilomètres de Bratislava, un visage nous est familié. En cet après-midi ensoleillé de juillet, un homme est venu, accompagné de ses amis motards, soutenir le jeune pilote corse du WTCR Oscaro, John Filippi. D’ailleurs, ce 14 juillet marque la meilleure performance du pilote du Team Oscaro cette saison. Pour la première fois en 2018, Filippi se classe dans le top 6 d’une course. La présence de ce visiteur vedette y est peut-être pour quelque chose qui sait…

Un peu plus âgé et un peu plus « gros » aussi, comme il s’amuse à le dire, Stéphanois et Bastiais le reconnaîtraient entre mille. Son nom ? Lubomir Moravcik. Passé par le championnat français dans les années 1990, avant de faire les beaux jours du Celtic Glasgow, l’ancien international tchéquoslovaque (de 1987 à 1993) puis slovaque (de 1994 à 2000) a évolué sous les couleurs de deux des plus grands clubs du football français, l’AS Saint-Etienne et le Sporting Club de Bastia.

Celui que l’on surnomme « Lubo » a, par le passé, marqué les supporters des deux clubs de son emprunte. De par sa technique au-dessus du lot d’abord, mais aussi grâce à son pied droit magique qui a fait trembler les filets de première division française à 39 reprises entre 1990 et 1998. Le temps d’un instant, nous nous sommes entretenus avec lui, dans un français quasi-parfait. L’occasion de se rappeler du bon vieux temps. Un temps, que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître…

Bonjour Lubo. Vous avez, aujourd’hui, 53 ans. Qu’est-ce que vous devenez vingt ans après votre passage au SCB ?

Je suis dirigeant dans un club de première division slovaque, le FC Nitra. C’est le club de la ville où je suis né et c’est ici que j’ai fait mes premiers pas dans le monde professionnel. Le championnat de Slovaquie est à peu près équivalent au niveau de la Ligue 2 française. J’exerce le rôle de ‘chef executif’ dans cette équipe. C’est toujours un plaisir de pouvoir travailler dans ce que j’aime, le football.

Quels souvenirs retenez-vous de votre passage en France ?

Je ne garde que des merveilleux souvenirs de cette époque-là. Exercer sa passion dans des villes comme Bastia ou Saint-Etienne, où la vie des gens tournent autour du football c’est fantastique. J’y ai pris énormément de plaisir. Ce sont des moments inoubliables. Encore aujourd’hui je regarde leurs résultats après chaque match. Je ne les oublierai jamais.

Il y a quelque chose en particulier qui vous a marqué à Bastia ?

La première chose, c’est le lieu. La Corse est un pays vraiment magnifique. La seconde, c’est la ferveur autour du SCB. A Bastia, le football a une très grande importance. Je suis vraiment très triste que le club soit descendu en cinquième division. J’espère vraiment qu’il remontera le plus vite possible. La prochaine fois que je reviendrai à Bastia, j’espère aller à Furiani pour y voir un match de première division.

S’il ne fallait retenir qu’un seul souvenir avec le Sporting…

Il y en a tellement. Tous les souvenirs sont exceptionnels… Mais, je dirai mon coup-franc contre le Paris Saint-Germain. C’était au mois d’avril, lors de la saison 1996-1997. Nous étions troisièmes du classement et le PSG deuxième. C’était la première fois que je voyais le stade aussi rempli. Nous étions menés au score, et on a obtenu un coup-franc à 25 mètres du but adverse. Je l’ai tiré, et je l’ai mis en pleine lucarne. Nous avions fait un à un, l’ambiance était folle. C’était magnifique. C’était une belle vie…

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