Samuel Guibert, une première renversante !

Le 1er octobre dernier, Samuel Guibert s’engageait avec le Sporting Club de Bastia. Passé par le centre de formation de Nantes, par Luçon, Epinal ou encore la réserve du Paris Saint-Germain, il faisait, le week-end dernier face à Saint-Rémy, ses débuts au stade Armand-Cesari. Pour cette première, le joueur de 29 ans ne pouvait pas rêver mieux.  

En ce samedi 20 octobre, la pression est à son comble au stade Armand-Cesari. A dix contre dix, le Sporting Club de Bastia, leader de la poule Corse/Méditerranée (National 3), n’arrive pas à se défaire de son solide dauphin, l’Association Sportive de Saint-Rémy. Il ne reste plus que six minutes de jeu dans le temps réglementaire de cette septième journée de championnat. Bastia obtient un coup-franc à une quarantaine de mètres du but adverse. Louis Poggi est à la baguette. Samuel Guibert raconte : « Je me suis positionné en position de hors-jeu, tout en sachant que dès que Louis prendrait son élan, la ligne arrière allait reculer et me remettre en jeu ». L’arbitre siffle, Poggi s’élance. Le ballon arrive au point de Penalty. Samuel Guibert le reprend : « Je savais que j’étais loin du but. J’ai essayé de mettre de la force et de décroiser ma tête. Par chance, ça a fini en pleine lucarne ».

C’est la délivrance. Le SCB prend enfin l’avantage dans cette rencontre cruciale pour la montée en National 2. Pour son premier match à Furiani, Guibert ouvre son compteur but. Le stade explose : « Le brouhaha au moment où le ballon a touché les filets… c’était complètement fou » se rappelle le numéro 6.

« L’appui du public »

Le natif de Cholet le sait, le plus dur est fait, ne reste plus qu’à tenir le résultat. Pour ça, les Turchini peuvent compter sur un soutien de taille, celui des 5000 accaniti (acharnés) présents dans les travées ce soir-là. Guibert explique : « après l’ouverture du score, on a senti l’appui du public. Il s’est passé quelque chose. Cela nous a boosté pour les dernières minutes. On était tous unis, joueurs et supporters ».

Quelques minutes plus tard, l’arbitre siffle la fin du match. Le SCB s’impose, empochant ainsi « trois points très importants pour la suite du championnat ». Il compte désormais quatre longueurs d’avance sur son adversaire du soir. L’”objectif monté” est plus que jamais d’actualité : « On a une mission à accomplir. Pour les gens du club, mais aussi pour tous les autres. Ceux qui nous suivent, qui nous encouragent » explique l’ancien joueur du Paris Saint-Germain.  Il faut rendre au public, par le jeu et les victoires, ce que ce dernier apporte au club. C’est-à-dire, un soutien sans faille qui suit les joueurs, même jusqu’au pas de leur porte… Époustouflé par cette ferveur, il nous livre une anecdote :

« Ce matin, un agent est venu m’installer ma box internet. A 7h30, il sonne ; j’ouvre. La première chose que le livreur m’a dit c’est : « félicitations pour votre but samedi ! ». C’est une chose qui n’arrive nulle part ailleurs en N3. Avec la réserve du PSG, les gens ne nous voyaient même pas ».

 « Aucun projet n’est plus compétitif que celui de Sporting »

En juin dernier, Samuel Guibert n’est pas prolongé par le Paris Saint-Germain. Il se retrouve à la recherche d’un nouveau challenge, plus compétitif que ceux qu’il a connu auparavant : « A la base, je voulais soit la Ligue 2, soit une équipe ambitieuse de National » confie-t-il. Mais les quelques contacts entre le joueur et les clubs de l’antichambre du football français ne donnent rien.

Le Choletais ne tarde pas à se trouver dans une impasse : « je voulais tellement découvrir la L2, que j’ai laissé trainer toutes les autres propositions ».

Plus le temps passe, et plus la deuxième division s’éloigne pour Guibert. Sans club, il profite de son temps libre pour rendre visite à son ami de longue date, Anthony Martin, gardien du SCB : « Fin septembre, je suis venu en vacances, avec ma femme et ma fille, chez Antho raconte le milieu de terrain, j’ai été le voir à un entraînement, et je me suis retrouvé au bon endroit au moment ». Guibert discute avec le coach, Stéphane Rossi. Ce dernier lui fait part des besoins du club. Il n’en faut pas plus pour le convaincre : « Bastia est une entité du football français. C’est un club qui a une immense histoire et qui veut continuer de l’écrire… ». Le joueur formé à Nantes, vient de trouver le club ambitieux tant recherché, celui « qui se donne les moyens de ses ambitions ». Certes ce n’est ni en Ligue 2, ni en National, mais le projet est là : il faut ramener un club mythique au plus haut niveau, et le plus rapidement possible. Fier de prendre part à cette aventure, Samuel Guibert conclut : « en France, il n’existe pas de projet plus ambitieux et plus compétitif que celui de Sporting Club de Bastia ».

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