Yann Ehrlacher : « La seule pression que j’ai, elle est dans les pneus ! »

Etoile montante du touring car international, Yann Ehrlacher, 22 ans, va découvrir une nouvelle équipe en 2019. Dixième du WTCR Oscaro l’an passé au volant d’une Honda Civic Type R TCR, il pilotera une Lynk & Co 03 TCR de Cyan Racing pour le prochain exercice. Il rejoint ainsi trois champions du monde de la discipline, parmi lesquels Yvan Muller, son oncle.

Salut Yann. Tu piloteras une Lynk & Co lors des deux prochaines saisons du championnat du monde de voitures de tourisme. Comment s’est fait ce choix ?  

J’ai étudié les quelques propositions qui m’ont été faites pour les saisons à venir et Lynk & Co me paraissait la plus complète. Mon idée première était de rester chez Honda mais les discussions ont été longues et compliquées. Dès le mois de septembre, mon choix était fait ; Même si, bien évidemment, mon objectif restait fixé sur les résultats et les performances de l’équipe All-Inkl pour la fin de saison. Yvan Muller, mon oncle, fait également partie de cette équipe. Il ne faisait pas partie des arguments majeurs dans ma prise de décision mais cela a tout de même eu une petite influence.

En plus d’Yvan Muller, tu rejoins Andy Priaux et Thed Bjork, tous trois champions du monde de touring car. Qu’est-ce que cela va t’apporter ?

Je ne pouvais pas rêver meilleure équipe. Le fait de côtoyer trois champions du monde va m’apporter beaucoup d’expérience. Je n’en suis qu’à ma troisième saison en voitures de tourisme (ma cinquième en sport auto). Même si les attentes sont de plus en plus hautes envers moi, j’ai encore tout à apprendre. D’être à leurs côtés c’est une immense chance. Huit titres de champions du monde quand même…

Tu as essayé la Lynk & Co 03 TCR en décembre dernier. Parle-nous de tes premières sensations.

A l’heure actuelle, je la connais très peu. Nous sommes en pleine période de développement. Il y a beaucoup de travail à faire sur la voiture et beaucoup de nouvelles choses à y découvrir. On ne peut pas encore évaluer ce qu’elle vaut par rapport aux autres mais c’est une bonne voiture avec une très bonne base

Dixième du championnat l’an dernier, tu as remporté deux courses, tu es maintenant attendu au tournant. Cela te met une pression particulière ?

Je dis toujours que « la seule pression que j’ai, elle est dans les pneus ! ». Alors oui, quelquefois je pense que je vais avoir un peu d’appréhension, mais c’est de la bonne pression. Cela me force à travailler. Ce n’est pas une pression qui va m’angoisser ou me stresser. Cette année doit être optimale pour moi, il faut que je franchisse une étape.

Comment gères-tu le fais d’être considéré comme, peut-être, le plus grand espoir de ta discipline ?

Déjà cela veut dire que, jusqu’à présent, j’ai fait du bon travail. Par contre, on parle toujours d’état « d’espoir », cela prouve que j’ai beaucoup de choses à confirmer. Il faut que je continue à travailler dur et à progresser, pour devenir le meilleur possible.

Et niveau résultat, quels objectifs te fixes-tu pour 2019 ?

Je ne me fixe aucun objectif. Je travaille, je donne le maximum chaque jour pour ne rien avoir à me reprocher. Une chose est sûre : je vais faire en sorte que le résultat soit égal au travail fourni. Donc mes objectifs restent élevés quand même.

Découvrir toute l'info de WTCR Oscaro

à lire également